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Samuel Vergès

Docteur en Physiologie et Responsable de la Chaire de recherche Montagne Altitude Santé de la Fondation UGA, Samuel Vergès est aussi Chercheur à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (ISERM) au sein du laboratoire Hypoxie Physiopathologie (HP2) de l’UGA et du CHU Grenoble Alpes.

Il est spécialiste de l'altitude, des maladies chroniques et de l'activité physique. Auteur de nombreux articles scientifiques internationaux sur ces thématiques, il est également président d'EXALT (centre d'EXpertise sur l'ALtitude) et a dirigé de nombreuses expéditions scientifiques en haute altitude, comme Expédition 5300 à la Rinconada au Pérou, la ville la plus haute du monde.
Son expertise est centrée sur les facteurs limitant la performance à l'exercice chez le malade et chez le sujet sain, sur les mécanismes d'adaptation et d'intolérance à l'hypoxie, ainsi que sur l'utilisation de l'entraînement à l'effort et de l'hypoxie comme intervention thérapeutique.
Samuel est aussi un ancien biathlète de haut-niveau ; amoureux des montagnes, il pratique aujourd'hui le ski de fond et le trail.

 

LES BÉNÉFICES DE LA MOYENNE ALTITUDE

En quelques décennies Grenoble est devenue la capitale de l’étude sur la montagne et sur l’hypoxie avec des travaux importants sur l’adaptation à l’altitude.
Ces travaux sont centrés sur les facteurs limitant la performance à l'exercice chez le malade ou le sujet sain, les mécanismes d'adaptation et d'intolérance à l'hypoxie, ainsi que sur l'utilisation de l'entraînement à l'effort et de l'hypoxie comme intervention thérapeutique.

Monter en altitude peut être générateur d’effets favorables. Pour les sportifs, l’entrainement à moyenne altitude est bénéfique et pas uniquement pour fabriquer des globules rouges.
Nous remarquons que jusqu’à une altitude moyenne, le risque d’infarctus du myocarde diminue et le développement de l’obésité est moindre. La dimension du bien-être, qui pourrait associer également les aspects de plaisir, et de performance, dans le cadre d’activités touristiques, concerne pleinement la moyenne altitude.

La « Chaire Montagne-Altitude-Santé » a un double objectif : attractivité internationale et insertion dans le territoire. Les objectifs globaux sont d’étudier l’impact de la vie en altitude sur la santé d considérer comment un habitat permanent ou saisonnier en moyenne altitude, peuvent être bénéfiques.
Le territoire isérois est adéquat : c’est un laboratoire à ciel ouvert et des études prospectives et d’évaluations vont être conduites sur le département.

Elles viseront à objectiver les bénéfices potentiels et à les quantifier, notamment par rapport à la durée d’exposition.
L’Isère dispose de ressources pour pouvoir expérimenter dans une démarche scientifique, autant en laboratoires que sur le terrain : rendez-vous dans trois ans.

 

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